C'est nouveau et c'est à Londres ... Créé par le chef Jason Atherton, le restaurant Pollen Street Social incarne une nouvelle vision de la gastronomie, décomplexée, plus conviviale et moins exceptionnelle. Ce que nous confirme Jason Atherton : "Pollen Street Social allowed me to create exactly the sort of restaurant that I would love to eat, drink, and socialize in, not only for special occasions, but also for simple everyday affairs. I just want people to come and have fun". Le choix du nom est déjà un parti-pris fort dans l'univers de la gastronomie. Une philosophie qui se retrouve dans le design du lieu qui propose un traitement contemporain de matières simples et nobles. Pour en savoir plus allez visiter le site : http://www.pollenstreetsocial.com/
mardi 4 octobre 2011
mardi 27 septembre 2011
LACOSTE L!VE
Lacoste n'en finit pas de se réinventer. Après un travail de revitalisation mené par le styliste Christophe Lemaire (passé aujourd'hui chez Hermès), la marque au crocodile pousse l'exercice un cran plus loin avec le déploiement de sa ligne LACOSTE L!VE. Destinée à séduire une cible jeune et urbaine, elle mixe les fondamentaux de la marque dans un univers trendy et coloré, n'hésitant pas à détourner son propre logo. Une façon de répondre au développement de marques comme Puma ou Adidas sur le créneau porteur du street-urbain-sport-chic. Pour séduire les 15/25 ans, Lacoste propose une expérience de marque qui associe points de vente spécifiques, collaboration avec des artistes urbains, soirées LIVE et dispositif digital complet (http://www.lacoste.com/live/fra/home). En prime, une expression visuelle qui a une vraie personnalité et qui se distingue clairement de la gamme traditionnelle. Une belle façon de redonner un coup de jeune à la marque !


lundi 26 septembre 2011
NOMA : LA NOUVELLE GASTRONOMIE DU NORD
La fermeture d'EL BULLI, le restaurant du chef catalan Ferran Adrià célèbre pour sa cuisine moléculaire, était peut-etre un signe prémonitoire ... mais c'est maintenant du côté du Nord que se tournent les observateurs culinaires. C'est en Scandinavie qu'émerge un nouveau mouvement emmené par le chef talentueux du NOMA (http://www.noma.dk/) : René Redzepi. Sa cuisine est singulière : "j’ai créé mon style culinaire, une cuisine nordique innovante en utilisant les méthodes traditionnelles en fonction des produits de terroir et de saison en total respect avec les rythmes de la nature… " confie-til. Décrite comme terrienne et raffinée, ancienne et moderne, ludique et profondément sérieuse, elle cherche à faire retrouver à la gastronomie le sens du naturel. Pour Bruno Verjus, bloggeur culinaire, c'est « une cuisine de l'extrême audace, en mémoire d'avant, du temps ou dans le poisson tout était bon. Hommage à l'étrange texture, au mou, au visqueux, au fade. Provocation des sens, des interdits, des dogmes, voyage vers l'ailleurs. ». Chef de file d'un mouvement qui n'a pas de nom, René Redzepi incarne la nouvelle grande tendance de la gastronomie. Véritable reflet des grands courants qui traversent notre société, elle associe naturalité, simplicité, intégrité de l'aliment, principes du développement durable (éthique, approvisionnement local, ...). Elle démontre par ailleurs que le respect de la tradition peut être innovant et ludique. Une démarche qui réconcilie les contraires et qui, en plus, se double d'une démarche esthétique et visuelle affirmée ! Après le design, la gastronomie ... décidément le Nord a le vent en poupe !
mercredi 21 septembre 2011
CHILLED RANGE FROM SACLA
Sacla, la célèbre marque de sauces premium italiennes, est
très bien implantée sur le marché britannique. Elle propose aujourd'hui une
large gamme segmentée autour de 10 familles. Si cette offre est très fédérée
par un design identitaire, il n'est pas facile de naviguer au sein de la gamme
(malgré l'effort notable de différenciation pour certaines sauces) et de
comprendre toute la subtilité de chaque famille de produit. Un site Internet
plutôt clair et bien fait (http://www.sacla.co.uk/) vient dérouler toute l'histoire de marque et créer de la
connivence avec ses consommateurs : implication des dirigeants, storytelling, engagement
sociétal, conseil/recettes, jeu, shopping online, ... tout y est ! En juillet,
Sacla a complété son offre avec une gamme de produits frais. Le challenge :
faire passer toutes les valeurs positives de la marque du rayon ambiant au
rayon frais ; le concept retenu : « traditionally Italian but with
a contemporary urban twist » devant être communiqué par le packaging. Le
résultat : une identité qui donne la part belle au produit via un maximum
de visibilité. Le logo Sacla s’est enrichi d’un jeu graphique sensé communiquer
la passion, la chaleur du soleil, l’énergie de la culture italienne. L’agence
explique : “The new design reflects the brand’s authentic traditional
roots, but packs an urban punch with a forward looking contemporary twist”. A vous de juger si l’objectif est atteint …

lundi 19 septembre 2011
B*** DE PONEY
La téléréalité peut être un bon départ pour une digression sur la marque. Les faits : Benoit, personnalité éphémère de Secret Story, révéle dans le magazine Public une opération pour le moins étonnante. Mécontent de la taille de son sexe, il s’en est remis à la chirurgie. "Y’en a qui se font des gros nichons, moi j’ai voulu me faire un gros zob, a-t-il éclairé. Je suis content. Maintenant j’ai une belle b… de poney. J’en suis très fier, mon joujou est très bien. » Voila qui est dit ! Bref, une annonce toute en délicatesse qui soulève plusieurs questions :
1. peut-on tout faire pour créer notoriété et médiatisation ? La limite n'est-elle pas chaque jour un peu plus repoussée. Les personnalités de la téléréalité sont comme des marques : à la recherche de différenciation pour exister sur le linéaire encombré de la presse people. Mais, cette surexposition des marques peut les conduire à un faux pas. Se pose alors la question de l'éthique à respecter et des limites à ne pas dépasser. Dior avec l'affaire Galliano ou Chanel et les révélations sur le passé sombre de Coco montrent qu'une marque a un devoir d'exemplarité à défendre. Du "porno chic" oui ... mais dans le respect des valeurs fondatrices de notre société !
2. la sphère de l'intimité a-t-elle volé en éclat ? Blog, réseaux sociaux, téléréalité, ... l'intime aujourd'hui s'écrit et s'expose. Oriane Deseilligny du centre de recherche du CELSA nous explique "la construction de l'identité dans son intimité passe aussi par une dépossession de soi à travers le regard et au contact de l'autre. (...) Dans cette perspective et à rebours des idées reçues, dans notre contexte contemporain, l'intime se définit alors moins comme un espace clos que comme un rapport à soi et à l'autre." Une évolution dont il faut tenir compte dans le degré d'intrusion des marques dans la vie privée des consommateurs : le consommateur ouvrira plus facilement son intimité à une marque qui contribuera à définir son identité !
De mon côté, je vais voir si le titre de ce post - volontairement provocateur - a fait augmenter la fréquentation de mon blog ...
1. peut-on tout faire pour créer notoriété et médiatisation ? La limite n'est-elle pas chaque jour un peu plus repoussée. Les personnalités de la téléréalité sont comme des marques : à la recherche de différenciation pour exister sur le linéaire encombré de la presse people. Mais, cette surexposition des marques peut les conduire à un faux pas. Se pose alors la question de l'éthique à respecter et des limites à ne pas dépasser. Dior avec l'affaire Galliano ou Chanel et les révélations sur le passé sombre de Coco montrent qu'une marque a un devoir d'exemplarité à défendre. Du "porno chic" oui ... mais dans le respect des valeurs fondatrices de notre société !
2. la sphère de l'intimité a-t-elle volé en éclat ? Blog, réseaux sociaux, téléréalité, ... l'intime aujourd'hui s'écrit et s'expose. Oriane Deseilligny du centre de recherche du CELSA nous explique "la construction de l'identité dans son intimité passe aussi par une dépossession de soi à travers le regard et au contact de l'autre. (...) Dans cette perspective et à rebours des idées reçues, dans notre contexte contemporain, l'intime se définit alors moins comme un espace clos que comme un rapport à soi et à l'autre." Une évolution dont il faut tenir compte dans le degré d'intrusion des marques dans la vie privée des consommateurs : le consommateur ouvrira plus facilement son intimité à une marque qui contribuera à définir son identité !
De mon côté, je vais voir si le titre de ce post - volontairement provocateur - a fait augmenter la fréquentation de mon blog ...
jeudi 15 septembre 2011
PARK(ing) DAY
PARK(ing) DAY, c'est aujourd'hui et c'est un événement mondial ouvert à tous ... C'est forcément bobo mais c'est une jolie façon de concilier développement durable et créativité : le green peut être fantaisiste, convivial et surprenant. Le concept : pendant tout un week-end vous êtes invités à vous approprier une place de parking en créant de manière temporaire des espaces de verdure ou des lieux de convivialité. Pendant une journée, les espaces bétonnés deviennent des lieux originaux, créatifs et écologiques. Et en plus l'accompagnement graphique et le site sont plutôt réussis (http://www.parkingday.fr/) !


mercredi 31 août 2011
LANCEL ET LES DALIGRAMMAS
Après une période de difficultés, Lancel multiplie les initiatives pour développer ses ventes. Depuis quelques années, la marque du groupe Richemont a mis l'accent sur les sacs, belle source d'image et de marge. Afin d'atteindre son objectif, elle a recréé ce qu'Hermès avait fait par hasard avec le sac Kelly, en demandant à des actrices mythiques comme Isabelle Adjani ou Brigitte Bardot de créer (co-signer) une gamme de produits. Nouvelle stratégie cette année avec le lancement de la collection de maroquinerie Daligrammes. Pour la développer, Lancel a réinterprété un modèle unique créé à la demande de Salvador Dali en 1970. Le célèbre peintre catalan avait commandé au maroquinier un sac qui devait incarner l’amour qui l’unissait à Gala. Ce sac est réalisé dans une toile imprimée d'un alphabet codé, sorte de cryptogramme amoureux disposé en damier. L’anse en chaîne de vélo est une métaphore de la force motrice du tandem amoureux Gala Dali. Avec cette histoire, la marque a vu juste et multiplie les communications presse ; organisant même une exposition aux Galerie Lafayette. En ressuscitant ce produit unique, la nouvelle gamme de Lancel se charge d’un capital émotionnel énorme : une belle leçon de storry-telling ! Ces démarches soulèvent toutefois une question : pourquoi la marque a-t-elle besoin de faire appel à des tiers pour raconter des histoires et créer de l’émotion ? Ses valeurs et ses racines ont-elles si peu d’intérêt qu’elles doivent s’effacer derrière les mythes de célébrités ?

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